Les 7 plus beaux morceaux d’opéra

Les 7 plus beaux morceaux d’opéra

Les morceaux d’opéra font partie des plus beaux passages de la musique classique. C’est un genre musical très riche, très prisé par de nombreux compositeurs qui y trouvaient l’occasion de donner le meilleur d’eux-mêmes afin de convaincre le public !

Vous n’êtes pas un spécialiste d’opéra ? Pas de panique, on va découvrir ça ensemble !

L’opéra, c’est quoi ?

C’est une œuvre musicale dans laquelle les chanteurs, qu’ils soient acteurs ou réunis dans un chœur, évoluent sur scène, costumés, dans une intrigue dramatique.

Ainsi, le scénario de l’opéra – qu’on appelle le livret – se déroule selon une succession de chants, accompagnés par un orchestre. L’opéra est donc un peu l’ancêtre de la comédie musicale !

Mais derrière cette définition assez générale, il y a en fait plusieurs types d’opéra. En voici quelques principaux exemples :

  • D’abord, l’opéra seria, une forme sérieuse qui s’inspire des grandes mythologies ou des légendes de l’antiquité.
  • Puis, en opposition à l’opéra seria, il y a l’opéra buffa, beaucoup plus porté vers la comédie.
  • Enfin, le grand opéra, qui illustre des faits héroïques, avec des décors gigantesques et une mise en scène ambitieuse.

Désormais, place à l’écoute des plus beaux morceaux d’opéra !

L’ouverture des Noces de Figaro, par Mozart

En effet, on ne pouvait pas passer à côté de Mozart… Des opéras, il en a composé une vingtaine !

Pour commencer, je vous propose donc l’ouverture des Noces de Figaro, un opéra créé – c’est à dire joué pour la première fois – en 1786 à Vienne. Le livret est une adaptation de la célèbre pièce de Beaumarchais, qui avait fait scandale à l’époque pour sa critique de l’aristocratie.

En 1786, Mozart avait 30 ans. Il était au sommet de sa carrière. Le succès des Noces de Figaro, mitigé d’abord à Vienne en raison des réticences de la noblesse, mais surtout fulgurant à Prague, mettra le jeune compositeur dans les bonnes grâces de Joseph II, empereur du Saint-Empire.

L’ouverture des Noces de Figaro par Mozart

Cette ouverture des Noces de Figaro est aujourd’hui un des plus grands classiques de l’opéra !

Le prélude de l’acte 1 de Carmen, par Bizet

Carmen fait partie de ces œuvres qui, par leur succès, ont dépassé leur auteur. On considère aujourd’hui Carmen comme l’opéra le plus connu et le plus joué dans le monde !

Les airs de cet opéra sont entraînants, joyeux, et inoubliables… À commencer par ce prélude qui introduit déjà les thèmes principaux de Carmen, qui seront développés par l’orchestre tout au long de la représentation, et qui fait indéniablement partie des plus beaux morceaux d’opéra.

Le prélude de l’acte 1 de Carmen, par Bizet

De Carmen, je vous invite également à écouter le fameux Toréador.

Le chœur des gitans du Trouvère, par Verdi

J’affectionne tout particulièrement l’œuvre de Verdi pour sa richesse, la variété de ses thèmes musicaux et la beauté de ses compositions.

D’ailleurs, pour l’anecdote, je n’ai eu la chance d’aller à l’opéra qu’une seule fois… C’était pour découvrir Otello de Verdi, à l’Opéra Bastille. Dans le rôle-titre, le célèbre ténor Roberto Alagna. Un souvenir inoubliable pour moi !

Le Trouvère appartient au genre du « Grand Opéra » (voir plus haut), et se caractérise notamment par ses mises en scène ambitieuse et ses décors souvent époustouflants !

Je profite d’évoquer l’œuvre de Verdi pour vous parler un peu plus de l’opéra. J’apprécie particulièrement ce genre musical car c’est un art très complet. En effet, l’opéra mêle la musique (bien sûr), le chant et la technique vocale, le jeu d’acteur, les décors, les costumes et la mise en scène. Ainsi, l’opéra, en captivant le spectateur, peut lui communiquer joie, tristesse, angoisse, prestige ou romantisme… Tout en emmenant le spectateur dans un voyage artistique, historique et dramatique passionnant.

Le chœur des gitans du Trouvère, par Verdi

Si cet extrait vous plaît, vous ne pouvez qu’être conquis par le suivant !

Le Chœur des esclaves dans Nabucco, par Verdi

Eh oui, de nouveau Verdi, et de nouveau un chœur !

Nabucco est un opéra qui raconte l’histoire des Hébreux dans l’Ancien Testament. Ce chœur des esclaves, interprété par les Hébreux captifs à Babylone, est tout à la fois d’une grande nostalgie et d’une grande douceur.

La version que je vous propose, chantée par les chœurs de l’Opéra de Paris, est superbement interprétée et réalisée. Profitez !

Après ce détour par l’opéra du XIXème siècle, revenons… à Mozart !

La Reine de la Nuit, dans La Flûte enchantée, par Mozart

S’il est un opéra qui marque les esprits, c’est bien La Flûte enchantée. En effet, dès sa création, l’œuvre a rencontré un succès phénoménal. C’est la dernière grande composition de Mozart (sans compter le Requiem), qui mourut quelques mois après la première représentation.

Le passage le plus célèbre de La Flûte enchantée est sans doute le deuxième air de la Reine de la Nuit. Pour beaucoup de solistes, il s’agit du morceau le plus compliqué à chanter, demandant une maîtrise vocale très impressionnante. Vous allez assez rapidement comprendre pourquoi, en écoutant l’incroyable Maria Callas interpréter cet air !

La Reine de la Nuit, dans La Flûte enchantée, par Mozart

On comprend aisément que ce passage suscite autant de fascination que de crainte auprès des cantatrices !

L’ouverture du Barbier de Séville, par Rossini

Je dois vous l’avouer, j’ai un faible pour Gioacchino Rossini… En effet, je trouve sa musique joyeuse, entraînante, tout en gardant une vraie profondeur.

Cette ouverture du Barbier de Séville en est un bon exemple : le spectateur est saisi immédiatement par la puissance de l’orchestre. S’ensuivent quelques minutes d’introduction qui installent une tension dramatique. Puis, les violons s’affolent avant d’être rejoints par tous les instruments.

Le calme revenu, l’orchestre marque une pause dans sa force et son tempo, avant d’accélérer le mouvement pour terminer en beauté avec toute la puissance des cuivres : trompettes, trombones, cors…

Il ne s’agit que de l’ouverture, mais le décor du Barbier de Séville est déjà magistralement posé, et on se surprend à rêver de grandes mises en scène. Je vous laisse profiter !

L’ouverture du Barbier de Séville, par Rossini

J’espère de tout cœur que Rossini vous plaira autant qu’à moi !

Le Lac des cygnes : acte II scène 10, par Tchaïkovsky

Pour ce dernier extrait des plus beaux morceaux d’opéra, je dois reconnaître avoir un peu triché. Eh oui, car Le Lac des cygnes n’est pas à proprement parler un opéra… mais un ballet !

Pour vous résumer en quelques mots la différence entre les deux genres, disons que le ballet est beaucoup plus porté sur la danse que l’opéra. L’intrigue et son déroulement servent à introduire les chorégraphies. Ce qui n’empêche cependant pas les ballets d’avoir de très beaux livrets !

Le Lac des cygnes est un monument du genre. Composé par le célèbre russe Piotr Ilitch Tchaïkovski en 1877, il a depuis lors été adapté de nombreuses fois, et ne cesse d’être joué. Les spectateurs sont toujours au rendez-vous, comme le prouve la récente tournée du Saint-Pétersbourg Ballet Théâtre, avec déjà plus d’une centaine de représentations en France.

Le Lac des cygnes, acte II scène 10, par Tchaïkovsky

Si Le Lac des cygnes vous intéresse, je ne peux que vous recommander l’écoute de la Danse des petits cygnes ou encore la Valse des cygnes. Tout un monde de poésie !

C’est ici que s’achève notre découverte des plus beaux morceaux d’opéra. N’hésitez pas à partager avec moi vos morceaux préférés, je me ferai une joie de les découvrir !

Et si ce voyage musical vous a plu, pourquoi ne pas le poursuivre ? Indiquez moi simplement vos coordonnées et je vous enverrai mes nouvelles découvertes.

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